Réponse de CropLife Canada au budget fédéral 2025

CropLife Canada constate avec satisfaction que le gouvernement canadien met l’accent sur la stimulation de la croissance économique dans le budget fédéral 2025. Bien que ce budget mentionne à plusieurs reprises l’importance de l’industrie agricole et alimentaire, nous demandons au gouvernement de rehausser davantage le profil de ce secteur en tant que priorité stratégique clé pour le Canada et de prendre les mesures nécessaires pour libérer tout son potentiel.

Le budget a fait état de certaines mesures potentiellement importantes visant à rationaliser les processus réglementaires de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), mais il reste à voir si les changements proposés se traduiront effectivement par des résultats tangibles qui amélioreront la compétitivité et la productivité.

CropLife Canada a appelé le gouvernement canadien à prendre des mesures audacieuses pour améliorer la rapidité et la prévisibilité des systèmes réglementaires applicables aux innovations en sélection végétale et aux produits antiparasitaires. Ceux-ci sont en effet enlisés dans des formalités administratives qui découragent les investissements au Canada et empêchent les agriculteurs canadiens d’avoir accès à des outils essentiels dont bénéficient leurs concurrents.

Dans le budget, le gouvernement propose « des modifications législatives afin de supprimer les réévaluations cycliques des pesticides et faciliter ainsi une surveillance moderne fondée sur le risque ». L’adoption d’une approche moderne fondée sur le risque pour l’examen des pesticides après leur mise en marché – approche qui continuerait de donner la priorité à la santé et à la sécurité tout en rationalisant le processus – pourrait offrir des avantages considérables en matière d’amélioration de la prévisibilité et de la rapidité, et rendre les agriculteurs canadiens plus compétitifs.

Cependant, les efforts précédents visant à réformer l’ARLA ont manqué d’ambition et n’ont pas donné de résultats concrets. En cette période où la croissance de la productivité du Canada est à la traîne et où notre compétitivité est constamment menacée, le moment est venu pour le gouvernement de démontrer son engagement en faveur d’une vision globale en matière de réforme réglementaire, ce qui nécessitera un véritable dialogue avec l’industrie.

À une époque où le gouvernement cherche à réduire ses dépenses et à investir davantage, CropLife Canada recommande une série de mesures à coût nul qui contribueront à libérer tout le potentiel du secteur agricole et à stimuler la croissance économique du Canada, notamment :

  • Mettre au premier plan la sécurité et l’abordabilité alimentaires : actualiser les mandats de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) afin de prendre en compte les répercussions économiques au même titre que la santé et la salubrité des aliments.
  • Instaurer des pratiques réglementaires de pointe : tirer profit des examens et des meilleures pratiques réglementaires de pays dignes de confiance qui ont adopté une approche fondée sur le risque.
  • Établir et respecter des délais clairs pour l’approbation réglementaire : exiger que l’ARLA atteigne 100 % de ses cibles de rendement afin de faire du Canada une destination de choix pour l’innovation et l’investissement.
  • Réduire les formalités administratives : éliminer les processus bureaucratiques de l’ACIA et de l’ARLA qui ne contribuent en rien à la protection de la santé et à la salubrité des aliments, et concentrer les ressources scientifiques sur la mise à disposition plus rapide de nouveaux outils aux agriculteurs.

L’industrie des sciences végétales est prête à collaborer avec le gouvernement afin d’aider le Canada à devenir un pays plus fort, dans l’intérêt de tous les Canadiens.

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