Déclaration de CropLife Canada concernant l’examen du fardeau administratif par le Conseil du Trésor
CropLife Canada est ravie de voir le gouvernement du Canada aller de l’avant avec son processus de révision du fardeau administratif. Ses efforts visant à simplifier l’accès aux services, à éliminer les chevauchements et à réduire les coûts pour les Canadiens, les Canadiennes et les entreprises » arrivent à un moment crucial pour le secteur agricole, et plus particulièrement pour le secteur des sciences végétales.
Si le Canada doit devenir l’économie la plus forte du G7, conformément aux ambitions du gouvernement actuel, il aura besoin que le secteur agricole et alimentaire prospère et croisse. Ce secteur compte déjà pour 7 % du PIB du pays et il pourrait doubler sa contribution au cours des 10 prochaines années.
La plupart des opportunités résident dans des cibles facilement atteignables. Par exemple, des mesures sans frais visant à améliorer l’efficacité du système réglementaire et à garantir aux agriculteurs un accès rapide aux nouvelles semences et aux nouveaux outils de protection des cultures innovants dont ils ont besoin afin d’accroître leur productivité et être concurrentiels sur le marché mondial.
Bien que plusieurs des recommandations des rapports d’étape sur l’examen du fardeau administratif de Santé Canada, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) concernant les innovations en sciences végétales soient un pas dans la bonne direction, il est urgent d’aller plus loin et de faire en sorte que le gouvernement adopte des mesures audacieuses et décisives.
En ce qui concerne l’ARLA, les défis sont particulièrement criants. Alors que le nombre de demandes d’homologation de nouveaux produits soumis à l’ARLA représente maintenant la moitié de celui qu’il était il y a 10 ans, les délais d’approbation ont presque doublé. Cela porte considérablement atteinte à la réputation du Canada comme chef de file mondial en matière de réglementation et désavantage les producteurs agricoles canadiens.
Alors que le gouvernement entend stimuler davantage l’investissement et l’innovation au Canada, nous devons veiller à ce que le système réglementaire soit en mesure de traiter un nombre croissant de demandes d’homologation de nouveaux produits. Cela exigera des approches réglementaires intelligentes et modernes, aussi novatrices que les produits qu’elles sont censées réglementer.
Il est donc grand temps que le gouvernement s’efforce activement de ramener l’ARLA à un niveau où elle peut respecter ses engagements fondamentaux en matière de performance. L’industrie des sciences végétales se tient prête et est désireuse de travailler avec le gouvernement afin de créer une voie à suivre qui nous permette de disposer d’un système réglementaire de pointe en matière d’innovations dans le domaine de la phytologie, qui préserve des standards élevés en matière de santé et de sécurité, tout en permettant un accès rapide aux nouveaux produits.