English

We are disappointed that the Government of Ontario intends to disadvantage Ontario farmers by imposing an ill-informed reduction target on the use of neonicotinoid seed treatments on corn and soybeans. This non-science-based approach will only serve to hurt both farmers and the environment.

Neonicotinoid seed treatments have demonstrated benefits over the last decade. Not only are they one of the safest insecticides ever developed, they have helped farmers adopt practices that protect the environment.

Neonicotinoid seed treatments have contributed to the adoption of conservation and no-till practices for farmers. If farmers lose access to this technology they will be forced to revert to tilling their fields because they will no longer be able to control the insects that thrive under these conditions. This, in turn, will increase greenhouse gas emissions and reduce soil health. This runs in direct contrast to the Government of Ontario’s stated goals on climate change and environmental stewardship.

Several beekeeping associations across Canada have openly stated their concerns about moving away from neonicotinoid seed treatments. Because the insecticide is applied directly to the seed, the amount of product used is considerably less than what is used when farmers have to spray an entire field. In addition, because the seed is planted directly into the ground, beneficial insects are less exposed to the product.

The plant science industry has been working closely with Health Canada and all agricultural stakeholders, including beekeepers, to identify solution-focused approaches to protecting pollinator health. During the 2014 planting season there was a 70 per cent reduction in bee incidents in Ontario. This is an indication that our collaborative approach is working. Unfortunately, the Government of Ontario is ignoring this.

The Ontario government has set a goal of reducing overwintering losses for honeybees to 15 per cent – a goal we as an industry fully support. However, laying this goal at the feet of agriculture when bee health is such a complex issue impacted by a wide range of factors, many of which are not directly related to agriculture, will do nothing to serve the long-term protection of pollinators.

This is a bad day for Ontario agriculture. The fact of the matter is that Canadian agriculture has never been more sustainable than it is today and that’s in part thanks to modern technologies like neonicotinoid seed treatments.

Now, the Ontario government wants to take away these tools. Farmers deserve much more trust and respect from the government than they are being afforded at the moment.

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Francais

Déclaration de CropLife Canada aux médias à propos du projet de réduction d’utilisation des néonicotinoïdes du gouvernement de l’Ontario

Nous sommes déçus que le gouvernement de l’Ontario songe à désavantager les agriculteurs ontariens en imposant une cible de réduction malavisée sur l’utilisation des traitements de semences aux néonicotinoïdes pour le maïs et le soya. Cette approche qui n’a aucun fondement scientifique ne servira qu’à causer du dommage à la fois aux agriculteurs et à l’environnement.

Les traitements de semences aux néonicotinoïdes ont prouvé leurs avantages au cours de la dernière décennie. Non seulement ils figurent parmi les insecticides les plus sécuritaires jamais mis au point, mais ils ont aussi aidé les agriculteurs à adopter des pratiques qui protègent l’environnement.

Les traitements de semences aux néonicotinoïdes ont contribué à l’adoption de pratiques de conservation et de travail réduit du sol par les agriculteurs. Si ceux-ci perdent accès à cette technologie, ils seront forcés de revenir au labour de leurs champs parce qu’ils ne pourront plus maîtriser les insectes qui prolifèrent dans ces conditions (de travail réduit du sol). En retour, cela augmentera les émissions de gaz à effet de serre et réduira la santé du sol. Cela est directement à l’opposé des buts déclarés du gouvernement de l’Ontario à propos des changements climatiques et des pratiques soucieuses de l’environnement.

Plusieurs associations d’apiculture du Canada ont ouvertement fait part de leur inquiétude si on devait abandonner les traitements de semences aux néonicotinoïdes. Parce que l’insecticide est appliqué directement sur la semence, la quantité de produit utilisé est considérablement réduite lorsqu’on la compare à ce qu’un agriculteur devrait employer s’il devait pulvériser un champ entier. De plus, parce que la semence est déposée directement dans le sol, les insectes bénéfiques sont moins exposés au produit.

L’industrie de la phytologie a travaillé en étroite collaboration avec Santé Canada et avec tous les intervenants du milieu agricole, y compris les apiculteurs, afin de dégager des approches basées sur des solutions qui pourront protéger la santé des pollinisateurs. Au cours de la saison de semis 2014, il y a eu une réduction de 70 % des incidents impliquant des abeilles en Ontario. Cela constitue sans nul doute une indication que notre approche collaborative fonctionne pleinement. Malheureusement, le gouvernement de l’Ontario ignore cet état de fait.

Le gouvernement de l’Ontario a établi un objectif de réduction de 15 % des pertes d’abeilles en hivernage, un objectif auquel notre industrie souscrit entièrement. Toutefois, faire reposer cet objectif entièrement sur l’agriculture alors que la santé des abeilles est une question si complexe (qui dépend d’une vaste gamme de facteurs, dont plusieurs ne sont pas directement reliés à l’agriculture) ne fera absolument rien pour favoriser la protection à long terme des pollinisateurs.

C’est un bien mauvais jour pour l’agriculture de l’Ontario. Le fait est que l’agriculture canadienne n’a jamais été plus durable et respectueuse de l’environnement qu’elle l’est à l’heure actuelle, et cela, en partie grâce aux technologies modernes comme les traitements de semences aux néonicotinoïdes.

Présentement, le gouvernement de l’Ontario veut retirer aux agriculteurs ces outils. Les producteurs agricoles méritent beaucoup plus de confiance et de respect de la part du gouvernement que ce qu’il leur attribue en ce moment.