La communauté internationale doit relever d’énormes défis : les changements climatiques engendrent des conditions météos plus rigoureuses, la rareté de l’eau est en train de devenir réalité, et la population mondiale continue de croître, alors que la superficie des terres arables disponibles pour l’agriculture demeure inchangée. La phytologie (ou science des plantes) aide le monde agricole à contribuer à la sauvegarde de notre planète, en préservant la biodiversité, en s’attaquant aux défis que posent les changements climatiques et en conservant les ressources naturelles du globe.

Apprenez-en davantage à propos des bénéfices environnementaux des cultures biotechs.

Comment la phytologie aide à réduire l’empreinte environnementale de l’agriculture :

Comment la phytologie change les choses

Elle réduit le bilan carbone de l’agriculture.

En raison des procédés utilisés en agriculture, cette activité génèrera toujours certaines émissions de gaz à effet de serre. Mais les technologies de la phytologie contribuent à la réduction de ces émissions. Les cultures conçues pour résister à certains herbicides augmentent beaucoup l’efficacité du désherbage; leur utilisation permet donc de réduire le travail du sol et de retenir le carbone dans celui-ci. Le travail réduit du sol et le semis direct permettent également de limiter le nombre de passages au champ avec les tracteurs, ce qui diminue les émissions et l’utilisation de carburant.

Elle permet de produire davantage de cultures avec moins d’eau.

Dans les prochaines décennies, la rareté de l’eau pourrait toucher près de la moitié de la planète. Les phytologues travaillent à la mise au point de nouvelles variétés de cultures tolérant la sècheresse et utilisant l’eau plus efficacement. Les pesticides jouent aussi un rôle important, en détruisant les mauvaises herbes qui volent l’eau aux plantes en croissance. La combinaison des cultures conçues pour résister à certains herbicides et des produits antiparasitaires permet aux agriculteurs d’adopter des pratiques de travail réduit du sol, qui contribuent à une meilleure rétention de l’humidité dans celui-ci.

Elle protège la santé du sol.

Si la tendance se poursuit, dans moins de 40 ans, plus de la moitié des terres sur lesquelles nous produisons des aliments pourraient devenir inutilisables, en raison de la dégradation causée par les pratiques agricoles non durables, la sècheresse et la déforestation dans certaines régions du monde. Grâce en partie aux pesticides et aux cultures conçues pour résister à certains herbicides, les agriculteurs peuvent adopter des méthodes de travail réduit du sol, qui limitent son érosion, atténuent sa compaction, améliorent sa structure et accroissent la pénétration ainsi que la rétention de l’humidité.

Elle s’attaque aux changements climatiques.

Les avancées des technologies de la phytologie aident le monde agricole à atténuer les changements climatiques et à s’y adapter, en permettant la mise au point de plantes qui tolèrent mieux la chaleur, la sècheresse, les inondations et la salinité. De plus, tant les pesticides que les nouvelles cultures mises au point grâce à la sélection végétale moderne contribuent à améliorer l’efficacité de la production culturale, ce qui réduit l’impact de l’agriculture sur l’environnement.

Elle protège la biodiversité du Canada.

Si les agriculteurs canadiens cessaient d’avoir recours aux pesticides et aux cultures conçues pour résister à certains herbicides, nous aurions besoin de 35 millions d’acres de terres supplémentaires – soit plus que la superficie totale combinée du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard – pour produire autant d’aliments qu’aujourd’hui. Grâce aux pesticides et à la sélection végétale moderne, les agriculteurs du pays peuvent produire davantage sur les surfaces cultivables existantes, sans qu’il soit nécessaire de convertir en terres agricoles des forêts, milieux humides, prairies et autres habitats fauniques de grande valeur.

Elle sauvegarde nos espaces verts publics.

Les espaces verts publics – parcs, terrains sportifs, abords de route, etc. – contribuent à filtrer notre air et à réduire les températures ambiantes. Il est donc nécessaire de protéger ces espaces contre les mauvaises herbes (tels le chardon et le sumac vénéneux), contre les maladies et contre les espèces envahissantes. La phytologie propose des solutions novatrices à ces menaces, afin que nos espaces verts demeurent intacts et en bonne santé.

La phytologie comme moteur de durabilité