Nous entendons souvent des mots comme pesticides ou OGM et biotechnologie végétale, mais que signifient-ils réellement? Voici ce qu’il vous faut savoir :

La phytologie de bout en bout

Que sont les pesticides?

Les pesticides sont des outils conçus pour lutter contre les ravageurs qui menacent la santé ou la qualité d’une plante en particulier, qui peuvent nuire à la santé humaine ou qui constituent une menace aux structures physiques. Il y a trois principaux types de pesticides associés à l’agriculture :

Les herbicides

Les herbicides tuent les plantes indésirables – les mauvaises herbes – afin que les cultures puissent prospérer. Les mauvaises herbes et autres plantes envahissantes sont en fait les organismes les plus nuisibles à de nombreuses cultures agricoles, car elles leur font concurrence pour les éléments nutritifs vitaux, l’espace, l’eau et la lumière du soleil. Dans les milieux urbains, les herbicides aident à lutter contre les mauvaises herbes qui pourraient détruire les pelouses, les jardins, les parcs et les terrains sportifs. Ils jouent aussi un rôle sécuritaire important dans les milieux industriels, par exemple en prévenant la croissance de mauvaises herbes nuisibles sous les lignes téléphoniques et électriques.

Les fongicides

Les fongicides sont des pesticides qui protègent les plantes contre les organismes pathogènes tels que celui qui a causé la terrible famine de la pomme de terre en Irlande dans les années 1800. Dans les jardins privés, les roses, les tomates et les poivrons sont particulièrement sensibles aux champignons. Dans les fermes, un champignon pathogène peut rapidement se propager à partir d’une seule plante et détruire tout un champ.

Les insecticides

Les insecticides permettent de lutter contre les insectes susceptibles d’endommager les cultures en les mangeant ou en les contaminant. La lutte contre ces ravageurs est ardue, d’une part à cause de la grande variété d’insectes, et d’autre part parce que de nouvelles espèces envahissantes sont sans cesse importées du fait de la mondialisation. Les insecticides suppriment les insectes tels que les vers qui détruisent les pelouses, les chenilles qui étouffent les arbres, les vers qui creusent des tunnels dans les fruits et les larves qui peuvent ravager les cultures céréalières.

Pesticides urbains, agricoles et industriels :

quelle est la différence?

Il existe de nombreuses sortes de pesticides, qui servent à différentes fins. On les utilise entre autres en milieu agricole, urbain et industriel.

Pesticides agricoles

Ils constituent la majorité des pesticides utilisés au Canada. Les agriculteurs emploient ces produits pour protéger leurs cultures contre les pertes dues aux insectes, aux mauvaises herbes et aux maladies. Sans eux, les ravageurs réduiraient grandement la quantité d’aliments, de carburant et de fibres que les agriculteurs seraient en mesure de produire.

Pesticides urbains

Ces pesticides protègent les espaces verts publics et privés contre les insectes, les mauvaises herbes et les maladies. Ils sont vendus sous forme de préparations diluées pour utilisation domestique ainsi que sous forme de produits de catégorie commerciale conçus pour être utilisés par les personnes ayant reçu une formation spécialisée, par exemple celles qui travaillent dans les entreprises d’entretien de pelouses et d’aménagement paysager.

Pesticides industriels

Ces pesticides sont utilisés aux fins de gestion industrielle de la végétation – notamment par les équipes d’entretien des routes afin d’améliorer la visibilité, et par les équipes des sociétés gazières et pétrolières afin de prévenir les incendies. Sans les pesticides industriels, nos autoroutes et les emprises de nos lignes électriques seraient envahies par les mauvaises herbes, ce qui se traduirait par une visibilité réduite ainsi que par davantage de pannes de courant et un risque accru d’incendies.

Qu’est-ce que la sélection végétale moderne?

Depuis les débuts de l’agriculture, il y a plus de 10 000 ans, les agriculteurs ont travaillé à l’amélioration de la qualité des plantes, afin d’accroître les rendements et d’atténuer les caractères indésirables, comme les peaux épaisses ou les graines dures. Ces ancêtres visionnaires furent les premiers sélectionneurs de végétaux. Les sélectionneurs modernes ont perpétué cette tradition en recourant aux innovations en sélection végétale, dont la biotechnologie, pour mieux comprendre la composition génétique des plantes. Cela leur permet d’y introduire des gènes bénéfiques, modifier les gènes existants et supprimer les gènes nuisibles, à l’aide d’une panoplie d’outils très précis.

Le génie génétique, qui produit des organismes génétiquement modifiés (OGM), constitue sans doute le type de biotechnologie végétale dont on entend le plus parler. Il consiste à transférer, avec beaucoup de précision, des gènes bénéfiques d’un organisme à un autre. C’est en 1996 que les agriculteurs canadiens ont commencé à faire pousser des cultures génétiquement modifiées (communément appelées aujourd’hui OGM). Depuis, ces producteurs ont tiré profit de la culture d’OGM tels que le maïs, le canola et le soya résistants aux insectes et aux herbicides – caractéristique qui améliore grandement le désherbage.

La modification génétique n’est qu’une des formes de biotechnologie végétale. De nos jours, les sélectionneurs ont accès à un éventail d’innovations en sélection végétale afin de créer de meilleures cultures, au bénéfice des agriculteurs, de l’environnement et des consommateurs.

pour en apprendre davantage à propos de la règlementation sur la sélection végétale moderne au canada

Du champ à la table : évolution de la sélection végétale